L'Association Arts Ménagers

Publié le par exposition jours de lessive

Présentation de l’Association


    L’Association Arts Ménagers a été créée en 1984 au lendemain du dernier Salon des Arts Ménagers ouvert au public, à l'initiative d'Hervé de Looze par un groupe "d'anciens" du salon et de la Revue Arts Ménagers soucieux de conserver l'esprit qui anima cette manifestation devenue aujourd’hui mythique, sur le plan tant technique qu’esthétique, en dehors de tout intérêt privé.

      Elle affirme depuis plus de vingt ans sa volonté de rappeler les origines et l’évolution de la lente conquête du confort. Elle cherche à associer les créateurs, industriels, techniciens, journalistes et consommateurs à ce devoir de  sauvegarde.

    Après diverses tentatives d’implantation à Paris, en banlieue et en provinces (projet de valorisation du haut fourneau d’Uckange), l’Association a pris contact avec Saint-Etienne Métropole en 2001, sur l’initiative d’Anne Marie Sargueil, présidente de l’Institut Français du Design.

    L’Association est aujourd'hui présidée par Jacques Rouaud, ancien commissaire général du Salon des Arts Ménagers et auteur de 60 ans d’Arts Ménagers, assisté de Christian Mallet, journaliste, ancien attaché de presse du Salon  et de ses vices-présidentes : Anne-Marie Pajot, journaliste ; Anne Saint-Dreux, présidente de la Maison de la Pub et Anne-Marie Sargueil, présidente de l’Institut Français du Design. 

   Dès sa création, divers organismes professionnels et sociétés industrielles des secteurs concernés ont rejoint l’Association et ses 70 membres fondateurs (Jean Fourastié étant le président d’honneur) parmi lesquels on pouvait retrouver des personnalités telles que le peintre VASARELY, Michel FARE, membre de l’Institut, le sculpteur François STAHLY, le « ferronnier » Jean PROUVE, ou Charlotte PERRIAND,... Un Comité de Parrainage a été créé en 1987. 

        L’Association est un partenaire de Saint-Etienne depuis 2001. Lors de la Biennale de Design de 2002, l’Association, au travers de l’exposition « C’était comment il y a 50 ans » a réaffirmé ses missions d'information et de mémoire.          

     En 2004, une exposition au Musée d’Art Moderne de Saint-Etienne, évoquant ce qu'était la section « Formes Utiles » rappelait le rôle de l’association Formes Utiles née au Salon des Arts Ménagers.  Une présentation d’objets sélectionnés par l’Association accompagnait le parcours « Object versus Design » du MAMSE. 
L’esprit Arts ménagers

   Les Arts Ménagers s'intéressaient à tout ce qui était l'habitat, le mobilier, le confort, la vie quotidienne, un certain art de bien (ou de mieux) vivre et non pas seulement aux appareils ménagers qui n'étaient qu'une section de cette immense exposition.          

   Les années sans salon pendant la guerre 1940 à 1947 marquent une véritable transition. L’après-guerre est le temps d'une véritable démocratisation du confort, apporté par un habitat certes critiqué aujourd'hui mais qui apportait ce qu'on oublie facilement quand on est "né avec" : l'eau courante et qui mieux est l'eau chaude courante, les salles de bains obligatoires dans les nouvelles constructions et les cuisines équipées... Les Arts Ménagers ayant fortement contribué à cet essor.

 


Un salon devenu mythique


          Des baraques en planches en 1923 au Champ de Mars. Déjà 200 exposants et près de 100 000 visiteurs, c'est le premier Salon des Appareils Ménagers (on n'avait pas encore trouvé ce titre légendaire : Arts Ménagers)  un salon mythique créé par Jules-Louis Breton, un scientifique passionné par les innovations techniques, qui avait notamment été Ministre de l'Hygiène !          

          Les Arts Ménagers s’installent en 1926 au Grand Palais. Dans les années 30 c’est un salon un rien branché pour l’époque - à remettre dans le contexte parisien d'alors (exposition des Arts Décoratifs.... Grand tableau de Dufy sur la Fée Electricité...). La revue officielle du Salon est née en 1927. S’élabore ainsi un mensuel très élégant dont le style qui avait - sans que Jules-Louis Breton l'ait voulu – avait un quelque chose d'élitiste ne serait-ce que par les prix des appareils ménagers. Il deviendra "Arts Ménagers" après la guerre changeant de format et de style pour s'adapter à un nouveau public beaucoup plus populaire.

       Paul Breton fils de Jules-Louis Breton, Commissaire du Salon, est nommé Commissaire général du Salon de l’exposition internationale de l’urbanisme et de l’habitation de 1947 ; les Arts ménagers ne reprennent donc qu’en 1948.

    Les Arts Ménagers  d’après guerre, les belles années de la reconstruction, de l’évolution industrielle, apportent avec elles une véritable démocratisation de cette grande aventure.     

        D’une durée variable (jusqu’à 3 semaines avec des nocturnes), le Salon enregistrait plus d’un million de visiteurs en fonction des années et déclenchait une saison ménagère qui se prolongeait plusieurs semaines. Peu de télévision, pas de Grandes Surfaces  commerciales : il fallait venir au salon pour découvrir les appareils, les produits, mais aussi tout ce qui tournait autour du quotidien, amélioré, embelli.             

    Les Arts Ménagers ne doivent pas être assimilés aux seuls appareils électroménagers: ils recouvraient tout ce qui était la maison. Ce Salon a été le père, le grand frère de tous les salons plus thématiques qui sont venus plus tard.   
  
   Les Arts ménagers ne se réinstalleront au Grand Palais que de 1948 à 1960 - 12 ans qui ont concrétisé une vraie légende. Le premier salon d'après guerre signe un retour à une certaine prospérité. Toujours au Grand Palais. Pas un cm2 de plus, pas un exposant de plus qu'en 1939 mais presque 200 OOO visiteurs de plus. Avec la reconstruction et le manque de logements l'envie de confort est encore plus aigue. En 1954 une Exposition de l'Habitation en annexe du salon sur l'Esplanade des Invalides présente des maisons préfabriquées et de nouvelles propositions pour l'habitat de demain.

     En 1960 dans le numéro spécial de la revue Arts Ménagers, 300 pages pratiquement consacrées au salon, il fait ses adieux au Grand Palais... En 1961 il inaugurera le CNIT à la Défense pour 12 autres années de succès. Il s'adaptera à l'espace original proposé par les 5 triangles superposés qu'offre ce bâtiment innovant qui - aujourd'hui - a depuis longtemps changé d'affectation. Et c'est à Villepinte que s'installeront après 1983 les manifestations qui continueront pendant un temps à s'intéresser aux thèmes chers aux Arts Ménagers, mais en s'adressant uniquement aux professionnels, le grand public qui avait fait la gloire de ce salon n'étant que rarement convoqué pour de rares week-end. 



L'Association recrute, récupère et répertorie
 


    L’Association souhaite protéger, sauvegarder et transmettre un patrimoine omniprésent dans notre quotidien et pourtant peu reconnu : les objets du quotidien. Ce patrimoine partout et pour tous est au cœur du travail des 3 partenaires de ce projet : l’IERP a toujours accordé une grande place à la mémoire, aux mentalités ; l’Association Arts Ménagers est pionnière dans son action de sauvegarde ; Saint-Etienne est le berceau de Manufrance, une terre d’innovation portant haut et fort sa culture de l’objet utile.

     L'Association Arts Ménagers souhaite profiter de cette exposition et de la signature officielle de la Convention avec Saint Etienne Métropole pour élargir à de nouveaux passionnés, collectionneurs ou industriels, journalistes ou artistes, particuliers ou étudiants, l'ensemble de ses membres actifs. Il suffit d'en manifester le désir.

     C'est également une occasion de relancer sa collecte d'objets, appareils ou documents de toutes sortes se rapportant à l'évolution du quotidien notamment dans le siècle précédent (le XXème) qui a vu se transformer fondamentalement la société, la famille et l'art de vivre. Les propositions peuvent se faire par écrit, par courriel, avec une description de l'objet, de son état, éventuellement une photo, avant tout envoi.

    Les industriels, les associations professionnelles, les organismes divers peuvent également proposer des archives, des plans, des documents de toutes sortes, catalogues et prototypes.... Les attachés de presse seraient également bien intentionnés en fournissant à l'Association leurs dossiers  concernant des thèmes au fur et à mesure de leur parution et également des archives plutôt que de les détruire.       

      C'est cette quête en vue de sauver tout un patrimoine  qui permettra de constituer une mémoire collective qui sera ensuite mise à la disposition de tous ceux qu'une étude sur ces sujets concerne. Bien entendu tout un travail de classement, de fichage, est nécessaire et est donc prévu. Répertorier les objets, les documents est la base de tout l'archivage nécessaire à la bonne mise en valeur des collections et des éléments à venir.

        L’Association est un partenaire de Saint-Etienne depuis 2001. Lors de la Biennale de Design de 2002, l’Association a réaffirmé au travers de l’exposition « l’Année 52 » ses missions. Sa démarche est en effet semblable à celle de Stefano Marzano, directeur de Philips design, dont la gamme de produits créée pour Alessi reprend des courbes rétro : « retranscrire l’émotion apportée par des objets qui rentrent dans le quotidien ».

        Dans le cadre de la convention « Mémoire vivante » liant Saint-Etienne Métropole et l’IERP pour l’étude de la collection de l’Association des Arts Ménagers depuis 2004, un certain nombre d’actions ont pu être réalisées. Le partenariat débuté avec Caroline Savin en 2004 est suivi depuis 2005 par Aurélie Brayet.

VOUS POUVEZ PRENDRE CONTACT AVEC M. JACQUES ROUAUD:

01 42 63 19 94

ou par e-mail:

joursdelessive@yahoo.fr

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